Sport et menstruations : lingerie-sport vous dit TOUT

Publié le 31/08/2021 | Catégories : Bien-être , Nos conseils

La nature est évidemment injuste. Certaines femmes, parlent de leurs règles comme d'une hémorragie. D'autres, pourraient presque se passer de protections hygiéniques grâce un flux quasi inexistant. Pour Carole Maître, gynécologue et médecin du sport à l'institut national du sport, de l'expertise et de la performance (Insep), rien n'oblige à adapter sa pratique lorsqu'on a ses règles : "si elles sont peu douloureuses et peu abondantes, il n'y a pas de raison d'arrêter ou de réduire l'activités sportive" Pour preuve : d'après une étude mondiale menée par le réseau social sportif Stava*, sur 14184 femmes à travers le monde, 78% des sondées déclarent que le sport réduit les symptômes liés à leur cycle menstruel, grâce à une activité modérée et une bonne hygiène de vie. Alors quid des autres cas ?

*retrouver la La Team Lingerie-sport sur Stava

La Team Lingerie-sport a rassemblé des impressions de sportives de différents âges et niveaux, elle vous livrent également des informations trouvées dans des lectures et auprès de notre professeur de yoga. En plus, nous vous avons trouvé la culotte et le shorty idéal pour vos séances de sport pendant vos menstruations, pour appréhender vos règles d'une nouvelle façon avec un produit lavable en coton.

Le syndrome prémenstruel

Il est d'abord fréquent de ressentir quelques désagréments avant ou au début des règles, c'est ce qu'on appelle le syndrome prémenstruel. "J'ai l'impression de prendre cinq kilos quelques jours avant" confie Julie. Anne, 25 ans, coach sportive, adapte ainsi sa pratique dès le début de son cycle : "Le premier jour, je suis fatiguée. Je vais plutôt faire des séances de renforcements musculaires pendant lesquelles j'évite les exercices d'abdos, ou alors des sorties de running à allures modérée plutôt que du fractionné " souligne-t-elle.

Natation et vélo contre les sensations de lourdeur

"Pendant le syndrome prémenstruel, on peut faire de la rétention d'eau, avoir les jambes lourdes ou les seins tendus. On aura plus de difficultés dans les sports qui nécessitent des déplacements rapides, comme le tennis ou le squash. Cela n'empêche pas de pratiquer mais limite la performance", confirme le Dr Carole Maître. La gynécologue conseille alors de s'orienter vers des disciplines où le poids du corps n'est pas ressenti, tel que le vélo et la natation.
Mais difficile de se mettre en maillot de bain sport par peur des fuites ou pour des raisons esthétiques, 'cachez ce fil que je ne serais voir) : "je n'y vais surtout pas les premiers jour, car mon flux est très abondant. Je suis assez angoissée à l'idée de me mettre dans le bassin mais les jours suivants, je me force à aller nager car cela me détend", explique Anne. Cécile quant à elle, ne se pose plus de question quand il s'agit de quelques longueurs :"Mes règles font partie de ma vie de femme et donc de sportive" affirme-t-elle.

Paroles de sportives 

Cécile pratique le running de façon intensive avec des courses qui peuvent durer plus de 30 heures. Difficile pour elle de faire rimer sport et règles, en raison du flux trop important. "Je fais hélas partie de celles qui perdent beaucoup de sang avec souvent des migraines, donc je dois sauter une séance", dit-elle. Pour Carole Maître, les règles abondantes, appelées hyperménorrhées, présentent un réel risque. "Si celles-ci durent plus de 6 jours avec des caillots de sang, il faut consulter. Une supplémentation en fer sera alors nécessaire pour prévenir les risques d'anémie", explique la gynécologue. 
Enfin, en terme de nutrition, le médecin conseille d'augmenter sa consommation d'eau pour diminuer les ballonnements, mais aussi de réduire son apport en sel pour éviter la rétention d'eau. Vous pouvez bien sûr varier votre apport hydrique avec des tisanes qui vous aideront.

Manon Trapp, promesse de l'athlétisme tricolore
"Je suis hyperactive donc avant l'athlétisme j'ai fait aussi du judo", nous confie Manon Trapp, record women française de la catégorie junior sur 5 km et semi-marathon. Manon, 19 ans, étudiante en deuxième année à la faculté de Géographie de Saint-Quentin-en-Yvelines, est le nouveau visage du demi-fond prolongé tricolore et incarne également l'ouverture d'esprit que l'on souhaite des jeunes générations. 3dans ma famille, j'ai pu aborder plusieurs fois des conversations sur le cycle menstruel et les règles. C'est sûr aussi que le sport aide beaucoup à connaître son propre corps. Par contre je peux vous dire qu'entre le judo et l'athlétisme j'ai noté une sacrée différence. Le judo c'est un milieu très masculin et on ne parle pas "des problèmes" des filles. Puis, c'est bête, mais tu es habillée en blanc et tu as tout le temps peur qu'une tâche apparaisse sur le kimono Avec mon coach d'athlé actuel, je parle plutôt librement de ma physiologie et on adapte les séances selon mon état de forme C'est même mon entraîneur qui m'a invité à en parler car effectivement dans le sport le moment des règles c'est important, on peut avoir "un coup de mou", relate, en faisant preuve d'une grande maturité, Manon Trapp. 
Au niveau des séances, elle préfère la basse intensité lors de l'arrivée des règles : "un footing tranquille ne me gêne pas du tout, même cela peut m'aider à me changer les idées. Par contre les séances de fractionné long sont très dures à réaliser, les jambes sont lourdes et il y a une difficulté au niveau du souffle" Surtout au collège, on est timide et on a peur de se ridiculiser devant les autres". L'année dernière Manon a dû prendre des médicaments : "Du Spasfon de temps en temps car j'avais des douleurs très fortes qui accompagnaient mes règles, au point de faire une fois un malaise vagal. Puis j'avais eu aussi de l'irrégularité et de petites aménorrhées. Rencontrer des athlètes de haut niveau qui en ont eu avant, ça m'a fait du bien". précise la jeune runner qui ajoute : "je crois qu'aujourd'hui le sujet n'est plus tabou, on en parle même sur les réseaux sociaux. Cependant une meilleure information est souhaitable. Il parait qu'on en parle dans certains stages de FFA, moi je nai jamais eu l'occasion d'assister à une telle conférence mais c'est une bonne initiative".

Agathe Rodier, 27 ans, des carreaux de la piscine au grand air du stand up paddle
"J'ai passé mon enfance, mon adolescence jusqu'à mes 21 ans dans les bassins" : Agathe était en sports-études natation dans sa Picardie natale, puis à cause ou grâce à ses études supérieures de commerce elle a décroché de ce sport. Un stage de fin d'études l'a menée du côté de Bordeaux à travailler pour une marque sportive du milieu aquatique : "j'ai découvert la vie ! j'ai continué à faire du sport mais seulement pour le plaisir et j'ai testé d'autres trucs comme le stand up paddle", nous raconte la jeune femme aujourd'hui complètement épanouie dans son métier de chef de projet dans l'évènementiel sportif.
La parole autour des règles n'a pas toujours été libérée : "j'ai eu mes règles très tôt, en CM2. Je viens d'une famille où les professions médicales sont bien respectées, mon papa étant médecin généraliste et ma maman visiteuse médicale. Quand c'est arrivé, et même avant, on n'en avait pas régulièrement parlé. Ma mère m'a juste dit "et voilà c'est parti !".
Au niveau des ses enseignements à l'école et de son coach, il n'y avait pas eu plus d'informations au sujet des règles :" A l'école on a jamais eu de topo sur ce sujet qui était complètement tabou et même avec mon coach qui était par ailleurs une personne attachante, zéro, pas un mot sur ça alors que c'est une période de grands changements entre les poils qui commencent à pousser et les ficelles des tampons qui peuvent sortir du maillot". Agathe a pris du recul énorme par rapport à cette longue époque de silences et de non-dits :"Même avec mes copines du club on ne parlait pas du tout du sujet règles, le maximum était "peux-tu me filer un tampon ?". Pourtant on était des sportives de haut niveau et parler avec un médecin ne serait-ce que pour mieux comprendre nos sensations de faiblesse et de fatigue pendant les règles aurait sûrement aidé. C'est marrant aujourd'hui de poser des mots à distance de quelques années sur ces situations, c'est étrange". 

La jeune nageuse un jour vécut un des incidents que l'on redoute le plus, en particulier quand on est ado :"Mettre les tampons ça me déplaisait un peu, du coup j'utilisais ma serviette hygiénique à l'école et puis j'allais nager comme ça. Mes copines m'avaient dit que le sang s'arrêtait un fois que l'on était dans l'eau. Arrive un jour où l'on fait des exercices de départ où il faut sortir et revenir dans l'eau. Là je me suis mise à saigner et à inventer des bobards à deux balles pour couvrir la chose, en disant que je saignais du nez". La rigueur extrême qui régnait dans la natation ne permettait pas aux jeunes athlètes de s'arrêter ni de poser des questions : "On ne sautait pas les enrênement, encore moins une compétition !". manque de dialogue et d'information avec la famille, les amis, les professionnels, les éducateurs. "On parle de la première partie des années 2000. je ne sais pas comment ça se passe maintenant les choses dans les écoles, dans les cursus sport-études, mais j'espère que les choses ont changé !" s'esclaffe enfin Agathe Rodier, désireuse de casser les tabous autour de la physiologie féminine.

Nadia Cédolin, 62 ans, au commencement du triathlon français
Professeur d'EPS, Nadia a vu le triathlon français naître. "Dans les années 1980, il y avait le centre EDF aux Mureaux (Yvelines). Les élèves ingénieurs d'EDF pratiquaient cette discipline et moi je m'y suis mise à 29 ans, pendant 4 ans, avant d'avoir mes enfants". Nadia Cédolin est une grande modeste car à l'entendre parler elle a fait du triathlon comme ça, comme on fait ses courses. Pourtant cette femme est l'une des pionnières de la discipline dans l'Hexagone. Quant ce n'était pas encore tellement trendy de "faire du tri"? elle s'y était mise en triomphant sur l'Embrun, qui aujourd'hui porte le nom, un brin sexiste ! d'Embrunman.
C'était en 1986. Nadia qui aujourd'hui fait du vélo pour se remettre d'une opération à la hanche confirme que la pratique du sport pendant la période des règles est bénéfique : "j'ai eu la chance de ne jamais avoir de règles douloureuses, et cela dépend beaucoup de la physiologie de chacune. A mon époque on n'évoquait pas forcément ce sujet. En tant que sportive, je n'ai jamais eu de soucis qui m'ont fait sauter une séance ou une compétition. On mettait un tampon et c'était bon. C'est sûr qu'on se sent un peu diminuée au niveau du souffle et des jambes mais c'est comme ça. Je crois que la pratique d'une discipline sportive amène à une connaissance de son corps qui peut être utile pour une fille".
Nadia se souvient d'une douleur qui lui indiquait l'arrivées de ses règles : "c'était assez pénible, j'avais un peu mal au dos, aux lombaires, dans le bas du dos". En tant qu'ancienne prof d'EPS, Nadia Cédolin essaie aussi de dédramatiser le discours ambiant :"Il n'y a pas de contre-indication à la pratique du sport pendant les règles, sauf si un médecin de déconseille de façon péremptoire. Quand j'était prof je le disais à mes élèves, qui en discutaient aussi avec le collègue de SVT. La pratique du sport, le faite de bouger tout simplement, est au contraire bénéfique. On pense à autre chose, on s'oxygène et on oublie les petits inconforts".

Des exercices de YOGA et relaxation pour calmer les douleurs des règles

Le yoga est un antidouleur naturel que l'on peut pratiquer sans risquer "l'overdose médicamenteuse". En période prémenstruelle ou menstruelle, la pratique contribue à chasser les tensions et douleurs qui peuvent se loger dans le bas du ventre ou encore dans le bas du dos. faire du yoga peut être bénéfique pour :

  • Soulager les maux de dos.
  • Alléger les crampes et douleurs menstruelles en élargissant l'ouverture pelvienne.
  • Réduire le stress.
  • Equilibrer les émotions liées à l'irritabilité, des sauts d'humeurs, la colère ou l'anxiété.

Les poses de yoga à privilégier 
Il est conseillé de privilégier les postures douces mais également celles qui maintiennent notre dos. Le but est de soulager nos crampes utérines mais aussi de réguler notre flux. Afin de s'assurer de pouvoir bouger comme on veut sans se soucier des éventuelles fuites, l'idéal est de porter une culotte menstruelle qui épousera sans problème les mouvements du corps.

La posture de l'enfant (Balasana)

Posture incontournable, elle est l'une des meilleures pour se détendre et s'étirer. Il suffit simplement de se mettre à quatre pattes, joindre les gros orteils et écarter les genoux en suivant la largueur des épaules. On se concentre alors sur l'inspiration en ouvrant le cage thoracique et les hanches. Idéale pour restaurer le bas du dos et l'équilibre du corps tout entier.

La posture du cadavre (Savasana)

Une posture idéale pour relaxer tout son corps et recentrer son énergie sur soi. Elle implique simplement de s'allonger sur le sol les bras le long du corps et de se concentrer sur une respiration lente et profonde.

La posture du diamant (vajrasana)

Cette position permet de faire travailler le basin et le pelvis situés sous l'abdomen. Elle aide à réduire l'anxiété, le stress et les douleurs menstruelles. Il suffit de s'assoir confortablement sur ses genoux pliés et maintenir son dos bien droit. Les genoux doivent être écartés au sol pour laisser de la place aux mollets et aux cuisses sur le tapis. Il n'a plus qu'à fermer les yeux et se concentrer sur sa respiration.

La posture du chien tête en bas (Adho Mukha)

Après avoir trouvé l'équilibre, s'accroupir, pieds parallèles écartés à la largueur du bassin, et poser ces devant soi. Le corps va former un V avec les jambes tendues et les bras tendus. C'est la force des bras qui va repousser le fessier vers l'arrière et le haut, en ayant la colonne vertébrale la mieux alignée possible. Rentrer la nuque et le ventre. 

La position du cobra (Bhujangasana)

La position du cobra est une posture pour soigner également les mots de dos. Allongée sur le ventre, poser les paumes de mains sous les épaules et, en inspirant, pousser sur les mains de manière à relever le buste, sans lever le bassin. Vous pouvez aussi mettre la tête en arrière pour assouplir la colonne au maximum. 

La culotte menstruelle fait parler d'elle

Lingerie-sport vous a trouvé la culotte idéal pour vos séances de sport pendant vos menstruations ! De jour comme de nuit, appréhendez vos règles d'une nouvelle façon avec la culotte de règle lavable en coton Dim Sport. La culotte de règles est LA protection hygiénique à adopter. Confortable, pratique efficace et élégante. Ultra absorbante, cette culotte vous accompagne tout au long de votre cycle en vous assurant jusqu'à 12h de protection. Sans fuites ni odeurs, vous n'allez bientôt plus pouvoir vous en passer ! 

Ultra absorbant, le produit se décline également en shorty lavable en coton vous assurant jusqu'à 12H00 de protection !. 

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